Maxime Combes

, par Maxime Combes

37 ans
69420 Treves

Présentation candidature

Implication, Expérience
Economiste de formation, je suis engagé dans le mouvement altermondialiste depuis la fin des années 1990 (sommets des G8, G20 ou de l’OMC, référendum sur le Traité Constitutionnel européen, mobilisation contre le CPE, etc). Depuis quelques années, au sein de la Commission Ecologie-Société, je me suis plus particulièrement investi dans les campagnes de type « Urgence climatique, justice sociale » afin de montrer que les politiques néolibérales et productivistes ne peuvent résoudre les crises écologique et sociale qu’elles ne cessent d’aggraver. Des mobilisations contre les grands projets inutiles au suivi des négociations climatiques, nous avons essayé d’articuler les grands enjeux internationaux aux réalités de terrain, cherchant à démasquer les discours de façade et à œuvrer en faveur de mesures de transformation systémique. Une approche et des propositions que nous avons explicitées dans plusieurs publications et ouvrages auxquels j’ai pu contribuer : La nature n’a pas de prix (2012), Les naufragés du libre-échange, de l’OMC à TAFTA (2015), Crime climatique stop ! (2015), Le Climat est notre affaire (2015). Habitant désormais en Auvergne - Rhône-Alpes, j’ai récemment participé à la mobilisation citoyenne victorieuse contre la construction d’une seconde autoroute, l’A45, entre Lyon et Saint-Etienne. Je participe également au site d’informations Basta ! et suis l’auteur de Sortons de l’âge des Fossiles ! Manifeste pour la transition (Seuil, Anthropocène, 2015).

Votre engagement dans le futur CA ?

Motivation
« Pas de justice climatique sans justice sociale - Pas de justice sociale sans transition écologique », avons-nous écrit le 8 décembre dernier, invitant à des rapprochements entre les marches pour le climat et celles des gilets jaunes. Voilà deux causes communes à ne plus dissocier : la bataille de l’égalité et la bataille climatique. Nous observons deux bonnes nouvelles : 1) depuis septembre, un mouvement pour le climat, jeune et inventif, s’affirme ; 2) la révolte des gilets jaunes, inédite et incontrôlable, a fait de l’exigence d’égalité et de la démocratie réelle son moteur. Ces deux mouvements débordent les organisations installées et bousculent les pouvoirs établis.
Du côté d’Attac, saurons-nous, avec modestie et humilité, nous mettre au service de ces mobilisations qui nous dépassent ? Saurons-nous faire d’Attac un des foyers où hybrider des cultures militantes diverses, où impliquer des personnes qui n’ont pas BAC+20 en altermondialisme, où expérimenter de nouvelles pratiques ? Trop souvent encore – même si c’est de moins en moins vrai dans Attac – les engagements individuels et collectifs sont souvent opposés, les premiers étant supposés naïfs et insuffisants quand les seconds sont jugés illusoires et déconnectés de la réalité des gens. En nous inspirant du mouvement féministe, saurons-nous ré-articuler, au delà du discours, les petits gestes de la vie quotidienne avec les mobilisations collectives ? Si je suis élu, voilà quelques sujets que j’essaierai de porter.