Compte-rendu du Conseil d’administration du samedi 22 mars 2014
- Présentes : Maxime Combes (AITEC), Mélanie Venet (Amis de la terre), Geneviève Azam, Jacqueline Balvet, Martine Boudet, Thierry Brulavoine, Marc Brunet, Vincent Bruyere, Thomas Coutrot, Jean-Michel Dupont, Annie Pourre (DAL), Daniel Rallet (FSU), Daniel Hofnung, Bruno Knez, Frédéric Lemaire, Dominique Plihon, Daniel Rome, Gilles Sabatier, Gerard Jouve (Solidaires finances publiques), Hervé Thomas, Verveine Angeli (Solidaires)
- Personnes excusées : Abdessalam Kleiche, Yannick Lacroix, Marion Lafon, Augustin Grosdoy (MRAP), Rozenn Perrot, Olivier Tetard
- Invitées : Christophe Aguiton, Geneviève Coiffard Grosdoy, Frédéric Viale
Bienvenue à Gilles Sabatier au CA.
1. Informations diverses
Bilan MIPIM
Introduction par Annie Pourre.
Tribunal européen (en anglais) à Cannes environ 100 participants - Attac ne prend pas assez en compte les questions immobilières et foncières. Coordination européenne sur ces questions. Continuer à construire des actions de base. Quelques victoires notamment en Espagne contre les expulsions.
Gaz de schistes
Introduction par Jacqueline Balvet.
Rencontre qui a réuni 50 personnes de 21 pays européens et maghrébins : campagne commune pour les élections européennes : adresse aux candidats. Refus absolu des mécanismes de libre-échange. Tenue d’un registre sur l’action des lobbys – Discussion sur les accords de libre-échange. Plusieurs partenaires ont découvert les accords TAFTA. Ce qui se passe en Ukraine aura des conséquences sur notre combat contre les gaz de schistes (les gouvernements mettront en avant l’indépendance énergétique). Il faudrait qu’il y ait plus de membres du CA et du CS qui s’impliquent car beaucoup de travail et pas assez de monde.
PTCI
Introduction par Frédéric Viale.
Action le 10 mars à Paris et 100 personnes à Bruxelles dont des gens venant des États-Unis et du Canada. Projet de livre et un 4 pages qui a été diffusé. Au niveau syndical meilleure prise en compte. Les élites qui conduisent ce programme ont peur de perdre. Attac est invité au « grain à moudre ». Aurélie y sera.
Présentation projet alternatives systémiques
Introduction par Geneviève Azam.
Les alternatives systémiques voir doc remis au CA : relier à 2 campagnes Libre-échange et COP.
2. Débat sur la situation politique et mobilisation en France
Introduction par Thomas Coutrot.
- Appel du Front de Gauche pour une manifestation le 12 avril. Voir texte + analyse de Thomas.
Le DAL signe le texte mais n’est pas très satisfait- ce sont les partis politiques qui mènent la danse. On n’a pas les forces pour engager une action du mouvement social. On ne peut pas reprocher aux partis de prendre des initiatives. Mais l’initiative est mauvaise. Décision : Attac soutient l’initiative (manif du 12/04) mais pas de signatures de porte parole. - 27 septembre : journée de la transition.
- Réunion du 1er avril initiée par le LDH (les jours heureux)
- Mardi 25 mars : réunion pour préparer l’initiative du 17 mai.
3. Point campagne
Campagne Europe
Introduction par Verveine Angeli.
Éléments donnés par Verveine : semaine du 12 au 18 mai assez chargée. Pour l’instant peu de retours concernant proposition de meeting Europe.
TTF
Introduction par Dominique Plihon.
6 mai soirée avec Finance Watch
Campagne TTF avec différentes organisations (OXFAM, Finance Watch, CCFD, comité Roosevelt) et Attac Allemagne – un livret a été édité
Promouvoir la signature des Robins des bois
Requins
Introduction par Wilfried Maurin.
Environ 40 comités locaux ont participé à des actions diverses. – initiative le 3 mai pour une campagne boycott. Action en septembre à Jersey avec le comité de St Malo.
Cf lettre CRID /Attac sur conférence climat 2015
4. Stratégies et moyens pour la campagne « climat »
Introduction par Geneviève Azam.
Le fonctionnement par campagne est juste mais a ses limites. Le climat se lie à différentes campagnes : finances, Europe, TAFTA…
De la COP2015 à Paris devrait émerger un accord faisant suite à Kyoto. La mobilisation en sera importante pour tous les mouvements sociaux du monde entier. Seront à Paris les mouvements sociaux traditionnels et les mouvements plus axés sur la justice climatique et l’environnement.
Ce sera un moment très fort pour redessiner le mouvement altermondialiste. Pour Attac, outre la question du climat, il y a la question du renouvellement du mouvement global des luttes contre le néolibéralisme, sur les communs… Contrairement à Copenhague, de Paris se déclineront plusieurs campagnes. Cela en fait pour Attac un enjeu structurel et d’identité, d’autant plus que le cadre est celui de la faillite du système et du modèle non reproductible.
La campagne « climat » n’est donc pas une campagne à côté des autres et c’est bien l’ensemble de l’association qui doit être mobilisée.
En terme de mobilisation, il ne s’agit pas d’organiser une manif’ à Paris. Nous avons la responsabilité d’un événement international, enclenchement d’un processus d’ici 2015 et au delà. Il faut réenclencher le mouvement justice climatique/justice sociale en lien avec le FSM. L’ambition de créer un mouvement populaire large semble possible si l’on s’en réfère à l’opinion publique après les épisodes de pics de pollution.
Le positionnement de la société civile en 2009 au moment de Copenhague était : il faut un accord pour sauver le climat. La situation a changée, la mainmise des intérêts privés sur l’ONU et la situation politique des pays clés hypothèquent un accord. La société civile critique l’ONU plus fortement (départ des ONG de la COP19 à Varsovie), ce qui conduit, pour 2015, à la construction d’un espace de radicalisation même si la question du changement de système reste un clivage.
La lettre envoyée à Fabius, Canfin et Martin à l’initiative d’Attac France, du Crid et du RAC (et signée par Aitec, Amis de la Terre, Bizi !, CCFD-Terre Solidaire, Confédération paysanne, Emmaüs International, Fondation Sciences citoyennes, France Amérique Latine, France Libertés, FSU, Le Mouvement de la paix, Oxfam France, Ritimo, Union syndicale Solidaires, Terre des Hommes) donne un positionnement face au gouvernement et travaille cet espace ouvert de la société civile. Mais l’on peut maintenant avancer et clarifier des positions avec des partenaires plus proches comme les Amis de la Terre, Bizi ! ou la confédération paysanne. Le mieux, pour ce, est d’utiliser la fenêtre fin mars-début avril de sortie des rapports du GIEC.
Il y a plusieurs cadres de mobilisation déjà plus ou moins en place :
- la dynamique Alternatiba : villages des alternatives partout en Europe, tour en tandem de juin à septembre 2015 en France, jeûne militant de 10 jours durant la COP20 de Lima (décembre 2014) ;
- un espace autour du Réseau Action Climat, du CRID et d’Attac qui organise des séminaires de travail et prend des positions publiques et autour duquel s’organisent de nombreuses rencontres bilatérales afin d’avancer collectivement, dans la diversité de ces mouvements (le deuxième séminaire mi-avril devrait permettre la mise en place d’une coalition de construction du mouvement COP 21) ;
- de nombreux espaces intéressés par la perspective de la COP, avec des initiatives en cours et à venir (Printemps du climat, collectif pour la transition, coordination des collectifs contre les hydrocarbures de schiste, 350.org, réseau de l’écologie radicale, camp action climat,…),
- à l’échelle internationale, nous sommes présents dans deux espaces : la coalition Climate Justice Now (CJN) et l’espace des facilitateurs de l’Espace climat du FSM de Tunis 2013 ; par ailleurs un certain nombre de réseaux internationaux ont déjà intégré la COP 21 à leur agenda (réseaux sur la financiarisation de la nature, l’impunité des transnationales, l’extractivisme et hydrocarbures non conventionnels, …).
Les principes stratégiques d’Attac sont constants :
- Il s’agit de construire un mouvement permanent,inclusif, autonome vis-à-vis des gouvernements, s’adressant à l’opinion publique directement. Le gouvernement français va tenter de nous inclure et ainsi nous mettre au service de sa propre stratégie
- Nous utilisons tous les espaces qui permettent de faire avancer nos propositions, exigences, valeurs. Dans la mesure du possible, nous travaillerons aussi bien à l’intérieur des négociations avec nos partenaires, non pour modifier les virgules du texte, mais pour qu’il se passe quelque chose qui change la donne. Malgré les divergences, la construction d’un espace commun de mobilisation est préférable.
Travailler à mélanger les mouvements de base (NDDL et autres luttes contre les GPII, gaz de schistes, alternatives…) et les coalitions d’organisations.
À ce jour, plusieurs questions stratégiques se posent, mais il est encore trop tôt pour leur donner une réponse, étant donné que les débats sur ces sujets ne font que commencer :
- Quel mot d’ordre central pour cette campagne : changer le système, pas le climat ; L’ONU est à nous ?
- Faut-il se positionner pour demander un résultat à la COP 21 ou se déconnecter de l’agenda institutionnel ? Quelles cibles gagnables ? La radicalisation des mouvements doit-elle avoir pour but d’obliger à négocier ?
- Quels modes d’action et quelle tactique pendant la COP ? Une campagne Requins du climat (Areva, Total…) ? Bloquer le Bourget ne semble pas le plus pertinent.
- Bloquer les délégations des lobby industriels à leurs hôtels ?
- Quel(s) lieu(x) pour notre mouvement ? Un ou deux maxi pour éviter l’éparpillement.
La question de l’embauche d’un nouveau salarié pour suivre la campagne est posée (avec quelle implication de la coalition ?), mais aussi celle du renforcement du bénévolat.
5. Point de bilan du fonctionnement du CA, 1 an après l’élection, pistes pour un meilleur partage des responsabilités
Introduction par Verveine Angeli et Frédéric Lemaire.
Les discussions politiques sont bonnes et le CA joue, avec efficacité, son rôle de prise de décisions pour l’association. Mais les liens sont encore à renforcer avec les autres instances.
Certain-e-s sont surchargé-e-s de travail. Si aujourd’hui chaque élu se sent intégré au CA et en prise avec l’association, la question de l’investissement sur certaines campagnes (banques-finance) ou certains collectifs (TAFTA) demeure.
À réfléchir :
- organiser des actions vers les jeunes, dans les facs ;
- établir du matériel et de la méthodologie pour monter un groupe Attac ;
- organiser des formations locales ou régionales ;
- poursuivre les réunions de nouveaux adhérents ;
- programmer un temps connaître et s’engager dans Attac lors de l’ESU2014.
6. ESU 2014
Introduction par Nikolaz Berthomeau
Les différents groupes de préparation fonctionnent même s’il faut encore des militant-e-s supplémentaires pour prendre en charge au mieux l’ensemble des taches.
Une des questions essentielles à cette heure est l’implication des fondateurs. Un appel sera fait pour que des militant-e-s des fondateurs rejoignent les groupes de travail. On leur rappellera également la date de limite de remontée des ateliers le 2 mai.
Sur la question de l’invitation d’euro-députés, la réponse est favorable s’il s’agit bien d’une discussion commune et non d’une tribune.
En revanche, l’idée d’organiser une controverse avec un adversaire est rejetée.
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