Compte-rendu du Conseil d’administration du 13 mai 2017

, par Attac France

Présent-es :Alexandre Abdelaziz, Carl Pivet (AC !), Anne Peissik-Lemery (Artisans du Monde), Laurence Boubet, Martine Boudet, Vincent Bruyère, Françoise Clément, Cécile Harroué (Confédération paysanne), Annick Coupé, Vincent Guerpillon, Frédéric Lemaire, Huayra Llanque, Laurent Mozon, Rozenn Perrot, Dominique Plihon, Raphael Pradeau, Daniel Rome, Gilles Sabatier, daniel Rallet (SNES) Julien Rivoire (Snesup), Nicolas Galepides (Sud Ptt), Aurélie Trouvé, Flavia Verri

Excusé-e-s : Bernard Salamand (CRID), Isabelle Michaud, Augustin Grosdoy (MRAP), Guillaume Pastureau, Alice Picard, Didier Aubé (Solidaires)

Fondateurs : Bernard Aznar (MNCP)

Siège : Eric Le Gall, Wilfried Maurin

Adhérent-e-s : Hervé Roussel, Martine Monnier, Daniel Digaud

1. Validation du CR du CA précédent

Le compte rendu du CA du 25 mars est validé.

2. Questions diverses

Emplois climat
C’est l’une des principales campagnes d’Attac. Des réunions de la plateforme ont lieu régulièrement. Des débats sont organisés par plusieurs comités locaux.
Un collectif local a été créé à Marseille.
Il sera nécessaire de faire un bilan en octobre prochain, sur les prochains axes de la campagne.

Commission électorale en vue de l’Assemblée générale du 23 aout
Des membres du CA doivent rejoindre cette commission

Communiqué de presse sur la situation des régies Eau en Espagne
Le CA doit le finaliser (2000 signes) avant envoi

Promotion du livre « Urgence Antiraciste »
Une information sur le livre a été diffusée dans la dernière lettre d’Attac envoyée à 70000 personnes

Martine Boudet et la liste du Bureau.
Un « code de bonne conduite » a été rédigé à l’attention notamment des membres du CA non membres du Bureau inscrits sur la liste du Bureau.
Martine n’ayant pas respecté ce code , il est proposé qu’elle soit désinscrite de cette liste.
Résultats du vote :
Pour la désinscription : 16
Contre la désinscription : 2
Abstention : 3
Ne prend pas part au vote : 1
Martine sera désinscrite.

3. Conséquences des résultats des élections pour Attac

- introduction
Nous sommes dans une crise politique et démocratique, avec un non-choix lors du 2e tour , un candidat libéral face à une candidate d’extrême droite
Un débat a eu lieu au sein d’Attac, sur le fait, tout en ne donnant pas de consignes de vote, de ne pas mettre sur le même plan Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
Marine Le Pen a quasi doublé le nombre de voix du Front National. Attac doit travailler sur les raisons de la montée du FN.
Emmanuel Macron représente tout ce contre quoi Attac se bat.
On a constaté une forte dynamique chez France Insoumise.
La question des relations entre Attac et France Insoumise doit être débattue

- moyens de mobilisation pour Attac
Il a été décidé de créer 4 espaces de travail, dans les fondamentaux d’Attac, permettant de répondre aux attaques du prochain gouvernement. Ceux ci s’appuieront sur les commissions existantes , tout en les renforçant.
Ces espaces se feront entendre lors de l’ESU ; elles seront en relation avec le groupe action idf et les comités locaux qui mènent des actions. Il faut d’ailleurs envisager des groupes actions régionaux.
Attention cependant à tenir compte du budget d’Attac, si on veut mener de front quatre campagnes prioritaires.

- les quatre espaces de travail sont les suivants
* CETA
A court terme il faut faire signer l’initiative citoyenne, et travailler sur l’articulation avec la loi travail

* Finances
Continuer à travailler sur l’évasion fiscale ; mais aussi sur la TTF (Macron a fait des propositions sur ce sujet) , et sur les « réformes » prévues concernant la taxe d’habitation

* Loi travail
Elle sera proposée par ordonnances dès cet été.
Attention, la commission TSPS est très peu active ; il faut renforcer , autour de Rozenn, un groupe de travail

* NDDL, emplois climat, transition énergétique
Une commission d’experts va être créée sur NDDL , un rassemblement est prévu les 8 et 9 juillet, et une manifestation en octobre
Le programme de Macron sur la transition énergétique est très peu ambitieux

4. Université d’été européenne

Point sur l’état d’avancement
Les différents groupes fonctionnent (copil, copil européen). L’organisation est assurée par le CL Toulouse, le siège (Jeanne et Eric) et 3 stagiaires (Nils à Paris, Chloé à Toulouse, Thomas à Madrid).
900 à 950 participants payants sont nécessaires pour le bouclage du budget, 1000 à 1300 participants sont espérés.
Une inquiétude : la participation du réseau Attac Europe s’annonce moindre qu’en 2014 notamment du fait du G20 à Hambourg, alors que tout est déjà lancé. Il est suggéré de contacter aussi les mouvements sociaux européens hors Attac.
Activités : séminaires et ateliers, pas plus de 105 créneaux, les fusions se font quand c’est nécessaire.
Plénières : la préparation avance bien malgré les problèmes de finances et de disponibilités pour faire venir les « speakers ».
Hébergement : gros souci car 400 places ont été réservées au CROUS, mais les engagements ne sont pas respectés. 60 places d’hébergement militant sont prévues.
Communication interne : tous les CL ont reçu toutes les informations et le flyer de l’UE, un mail va être envoyé rapidement sur la grande liste de diffusion. Il est important que les CL se saisissent de la communication sur l’UE.
Communication externe : un souci aussi, les média « amis » ne sont pas très investis, il y a nécessité de les relancer ; les fondateurs seront sollicités sur ce sujet ; des contacts ont été pris avec la presse locale.
En conclusion, l’équipe aurait besoin de soutien, toute personne qui voudrait s’investir sera la bienvenue.
La pertinence des UE européennes devra être discutée vu le faible engagement des Attac d’Europe.

5. Financements d’Attac

(Note du groupe Budget du 10/05/17)
Le budget d’Attac est stable à environ 700 000 € et équilibré, essentiellement basé sur les adhésions et dons, ce qui permet l’indépendance de l’association, cela doit être consolidé. Cet équilibre est cependant fragile chaque année et il y a nécessité à diversifier, à augmenter et à prévoir les ressources.
Plusieurs mesures, accompagnées de plans de mise en œuvre, sont proposées d’une part pour conforter les ressources liées au soutien individuel et d’autre part pour diversifier les financements.
Différentes idées sont émises pour compléter :
– explorer la question des legs, mais elle nécessitera une modification des statuts (en profiter pour les rafraîchir, donc mettre en place un groupe de travail)
– faire appel aux personnes compétentes proches, notamment les anciens trésoriers, pour réfléchir à la diversification des financements
– créer une association Les Amis d’Attac
– lancer une vaste enquête auprès des adhérents y compris anciens, dans le cadre du 20e anniversaire d’Attac, et y mettre de vrais moyens (stagiaire,...)
– collecter les idées des adhérents et des commissions
– solliciter les CL (fonds, montant des ristournes)
– passer à une communication 2.0.

6. Point hors OdJ : Commission A

Lors de conflits au sein d’Attac, les Commissions A (conflits entre CL) et B (conflits entre CL et Attac France) peuvent être sollicitées. Elles sont constituées d’adhérents et de membres du CA. Le renouvellement des membres adhérents a été effectué à la dernière CNCL.
Membres du CA pour la commission A (parité requise) : Gilles et Rozenn

7. Campagnes de la rentrée

Campagne Rendez l’argent
(Note du groupe Finance/mob)
Cette campagne doit être poursuivie en raison de la volonté de libéralisation financière accrue de Macron. Il s’agit de montrer que l’argent existe pour financer les urgences sociales et climatiques, que les banques et les multinationales sont au cœur du problème, que Macron est le président des riches (projets de réforme de l’ISF et de la taxe d’habitation), que le système actuel fait de nombreuses victimes.
Également à prendre en compte : l’étendue de la corruption, le nécessaire partage des richesses, la problématique des pays du sud (encore plus impactés, nombreuses victimes, nécessité de redistribution).
Pour cela, la stratégie sera de :
- continuer à désigner les banques et multinationales pour interpeller les pouvoirs publics, avec des partenaires extérieurs (plateforme des Paradis fiscaux,...)
- renouveler les concepts et les messages en fonction de l’actualité
- publier régulièrement des textes (expertise puis texte plus accessible)
- poursuivre la construction d’une force de mobilisation pour des actions « commando », symboliques ou massives
Concernant les actions de désobéissance, il faut les mettre en débat, prendre en compte les risques répression (en cours avec un avocat), puis communiquer en direction des CL.
Les outils et un premier calendrier sont exposés dans la note (y intégrer le Forum social anti-nucléaire des 3-4/11/17).
20 ans d’Attac : un évènement mondial « COP fiscale » est à l’étude, l’enjeu politique est important mais le nom est à changer (Contre-sommet fiscal ? Conférence fiscale ?) ; il faut trouver des partenaires nationaux et internationaux (mais le réseau européen est faible sur cette question) et des financements ; penser à intégrer les pays du sud. Ce point est à étudier plus avant au prochain CA.
Publications : un « Livre noir des multinationales » est prévu pour 2018, une nouvelle version du rapport « Rendez l’argent » devrait sortir au moment du débat parlementaire (y intégrer la campagne Emplois climat), un projet de communication « 66 millions de victimes » est envisagé (parler des victimes au sud aussi).
Demande est faite de renforcer de la commission Santé et protection sociale.
La rentrée s’annonce chargée.

Campagne Nos droits
(Note du groupe Espace commun « Nos droits contre leurs privilèges »)
L’enjeu est de faire autre chose que pour les précédentes campagnes, d’élaborer un espace commun pour construire les convergences.
L’appel « Nos droits... » comporte 4 axes, il a été signé par une quarantaine d’organisations très diverses, répondant au besoin de regroupement des mouvements sociaux. Il faut maintenant faire entendre les revendications et pour cela il y a nécessité de construire la confiance dans le groupe des signataires.
Cependant, cet appel a du mal à prendre de l’ampleur : quelques initiatives, mais essentiellement sur Paris et limitées, un site ouvert pour mise en commun mais peu nourri. Une des explications est que la campagne électorale n’a pas pris le tour prévu, les structures (sauf le DAL) se sont assez peu investies. En positif pourtant, l’articulation avec le mouvement contre les violences policières et donc avec les quartiers populaires.
En conclusion, l’idée d’espace de convergence est réaffirmée, mais devra être rediscutée fin juin, peut-être au cours d’un séminaire.
L’enjeu immédiat est la réussite de l’action du 20/05, puis il faudra réfléchir aux résistances à mener ainsi qu’à l’organisation pour aboutir à un « Appel du 20/05 ».

8. CETA et autres accords

Eléments de contexte
Macron dit vouloir convoquer un comité d’experts puis éventuellement proposer des modifications dans le traité. Cela semble fumeux car le CETA n’est plus modifiable.
Concernant l’ICE, la Cour de justice européenne (CJUE) a rendu un arrêt validant la procédure qui avait été rejetée par la commission, l’Union Européenne n’a pas fait appel. Il n’y aura pas d’effet car le traité est déjà ratifié mais cela peut servir ultérieurement.
L’avis de la CJUE sur l’ALE UE-Singapour à propos de la mixité devrait être rendu bientôt : un communiqué sera nécessaire.
L’Union Européenne a créé un Observatoire des effets du CETA.
Des liens sont à faire entre le projet de loi Travail et CETA, cela peut être un moyen de réactiver le sujet.
La pétition Stop CETA est lancée, mais le démarrage est décevant, y compris à Attac. La communication doit être retravaillée et simplifiée. Cette pétition doit être relayée aux membres fondateurs et aux adhérents d’Attac avec mention de l’urgence de la situation. Un widget permet de la placer sur tout site internet. Un site spécifique Stop-CETA a été mis en place pour une ouverture plus large.
Une interpellation des candidats aux législatives (candidats principaux, sauf FN) est en cours.

Les défis
Dans le monde d’aujourd’hui, le pouvoir donné aux multinationales de dire et faire la loi est devenu un sujet clé. Des traités très préoccupants se profilent tous azimuts (avec le Japon, avec le Mexique (accord de 1re génération en re-discussion), avec le Viet Nâm, TISA,…).
Il y a donc nécessité de construire un front progressiste large.
Mais le collectif s’essouffle alors même que de nombreuses questions se posent : élargissement (aux autres traités, aux autres partenaires, notamment politiques), changement de nom.
Un groupe s’est constitué pour réfléchir à l’ouverture à divers acteurs, notamment politiques, avec une proposition de coopération renforcée avec les volontaires s’il apparaît des difficultés avec l’ensemble des acteurs politiques.

Discussion
L’échange met en évidence le besoin de remobiliser les forces, notamment :
– en produisant un texte pour expliciter les causes à partir des conséquences visibles, faire les liens avec les autres thématiques (travail, retraites,...), mettre en évidence l’atteinte à la souveraineté politique des pays avec mainmise des multinationales, montrer que les courants d’extrême-droite font le jeu du capitalisme,
– en élargissant le front comme proposé,
– en élargissant la réflexion : quelles sont les alternatives aux traités de libre-échange ? quels échanges économiques voulons-nous ? ; la proposition du CRID serait une bonne base de départ,
– en mettant en place des formations aux traités de nouvelle génération (ESU, CNCL,…).

Le temps de travail du comité d’experts et le délai jusqu’aux élections allemandes doivent être mis à profit pour avancer dans ces directions.

Le nouveau nom du collectif devrait faire apparaître les idées de stopper l’ultra-libre-échange et de traités des firmes opposés aux traités des peuples.