Compte-rendu du Conseil d’administration du 18 mai 2019
Présent.e.s : Annick Coupé, Florence Lauzier, Didier Aubé, Raphaël Pradeau, Gilles Sabatier, Rozenn Perrot, Dominique Plihon, Alice Picard, Hélène Cabioc’h, Anne-Marie Alary, Jean-Luc Collet, Daniel Rallet, Carl Pivet, Huayra Llanque, Laurence Boubet, Nicolas Galepides, Marie Huiban
Excusé.e.s : Vincent Guerpillon, Vincent Bruyère
CR du CA précédent (13 avril 2019)
Le CR est validé.
ODJ du présent CA
L’ODJ est validé.
Action secret des affaires
Attac a fait une très belle action face à l’Assemblée nationale avec une vingtaine d’organisations. La bataille a été perdue. La loi a été votée. Un procès est attenté par Le Monde qui n’a pas accès à un certain nombre de documents. Une action a été lancée par Anticor pour soutenir Le Monde . On nous demande d’être partie en second rang. Le risque juridique est minime. On nous demande une contribution financière de 200 euros.
La CA donne son accord de principe.
Problématique du chômage et de la précarité
Le lien par rapport à ce que nous pourrions appeler "les relations de solidarités intergénérationnelles" signifie de défendre - tant du point de vue du chômage que celui du régime des retraites - l’idée de respecter, voire même de revendiquer, le système par répartition créé par Ambroise Croizat. Or le système par point concernant les retraites ainsi que celui de la dégressivité concernant le chômage sont le fruit-même de cette remise en question de cette solidarité intergénérationnelle voulue par le libéralisme, qui veut, par tous les moyens, privatiser Pôle-Emploi ainsi que notre régime des retraites.
Pôle-Emploi est en train de recruter 800 contrôleurs de la recherche d’emploi et concomitamment à ce recrutement en interne, il y aurait 4.000 suppressions de poste en trois ans, ce qui donne une idée claire de l’orientation ainsi que l’idéologie politique de Pôle-Emploi.
D’autre part les disparités entre le coût du travail et le coût du capital sont criants sans parler du cout du RSA qui s’établit à 11 milliards d’euros contre celui de l’évasion fiscale qui culmine à plus de 80 milliards d’euros par ans.
Campagne retraites
L’espace TSPS recommande de lancer la campagne dès le mois de juin.
Delevoye a fini le tour de piste qu’il conduisait avec les organisations syndicales depuis plus d’un an. Il annonce son rapport pour fin juin-début juillet. Dans ce rapport, il y aura une préfiguration de la loi. Le projet de loi sera au Conseil des ministres mi-septembre pour discussion à l’Assemblée nationale en octobre.
La situation s’est complexifiée. On nous promet maintenant deux réformes au lieu d’une : une réforme systémique avec l’introduction de la retraite par points et une réforme paramétrique avec l’allongement de la durée de cotisation et la hausse de l’âge pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Cette dernière, justifiée par la nécessité de trouver du budget pour 2020 serait votée avec le plan de financement de la sécurité sociale.
Le livre Attac-Copernic dont la publication avait été reportée pour cause de flou sur la réforme à venir, ne se fera pas.
Il sera remplacé par des fiches avec un contenu politique mais aussi technique qui seront envoyées aux adhérent-e-s et mises sur le site dans l’espace dédié. Elles viendront compléter le "Petit guide contre les bobards de la réforme des retraites" déjà rédigé (déjà sur le site, format A4, à imprimer par les CLS) qui devra être actualisé une fois connu le contenu du projet gouvernemental.
Dans la mesure où le débat parlementaire est prévu pour octobre, cela paraît risqué de lancer la campagne seulement en septembre. D’autant que les comités locaux élaborent actuellement leur agenda de septembre et qu’il faudra du temps à nos adhérent.es pour être en mesure de faire de l’éducation populaire sur des contenus plutôt techniques.
Il faut donc maintenant donner de la visibilité à cette campagne en "sortant" le matériel de l’espace vie interne pour le mettre en visibilité sur le site.
En termes de calendrier, il y a donc accord sur la nécessité de diffuser le matériel militant dès juin, pour un lancement de la campagne sous forme d’actions en septembre.
Quel peut être le rôle d’Attac dans cette mobilisation ? Essentiellement un travail d’analyse et d’éducation populaire. Attac peut jouer un rôle de catalyseur. D’autant que les choses s’annoncent compliquées du côté de l’intersyndicale. La CFDT est pour la réforme et il y a des incertitudes sur la stratégie de la CGT sur ce dossier.
Le mouvement des gilets jaunes a porté en partie la question du pouvoir d’achat des retraité.e.s. Cela peut être un appui pour les CL où des liens existent. Et l’on pourrait cibler sur trois thématiques : 1) l’impact des périodes de chômage et maladie sur le niveau des pensions ; 2) les petites retraites ; 3) l’impact sur les inégalités de genre.
Un point de vigilance est nécessaire sur la capacité du siège à suivre ainsi que sur celle du nouveau CA qui ne sera pas opérationnel tout de suite.
L’avantage pour nous est que cette réforme des retraites est la plus risquée pour Macron. Il souhaite pourtant la voir mise en œuvre avant la fin 2019. Delevoye souhaite lui le report de la réforme systémique au premier trimestre 2020, (soit juste avant les municipales)
Une note de campagne en direction des CLs va être réalisée début juin pour donner les objectifs politiques et le plan de campagne : matériel militant, liste des fiches et calendrer de sortie, intervenant.es possibles, formations...
Stop impunité phase 2
La campagne a été lancée le 22 janvier dernier par une pétition. Elle est portée par 200 organisations.
Elle consiste en deux axes majeurs :
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- La lutte contre les tribunaux d’arbitrage dans les accords de libre-échange
- Un traité contraignant pour les multinationales
Des faux bons de réduction (Total, Amazon, Bayer-Monsanto, à venir : BNP Paribas ) ont été produits ainsi qu’un flyer plus général qui explique la campagne.
Une campagne d’interpellation des candidat.e.s aux européennes a été lancée. (561 candidat.e.s se sont engagé.e.s à ce jour )
Une action a eu lieu à Aix le 11 mai (mariage de l’UE avec les multinationales,et plusieurs actions "flash" sur les Amazon lockers.
Des actions sont proposées aux Cls pour la séquence du 24-25 mai (marches climat) par ex actions "VRP"des multinationales.
Nous rentrons dans la deuxième phase de cette campagne. Elle est intitulée : « Se libérer de l’emprise des multinationales ». Elle vise des actions à la rentrée. En particulier des actions de désobéissance non-violente autour de la 5e séquence de négociations de l’ONU à Genève au mois d’octobre.
Des fiches vont être produites pour les 4 principales cibles (Amazon, Total, BNP et Bayer-Monsanto). L’objectif est de produire un kit similaire à celui des requins. Cela rend difficile la construction de 4 cadres d’alliance (comme ce qui a été fait pour Apple). Mais les cadres d’action peuvent être pensés à l’échelle locale (parfois avec les Amis de la Terre, parfois avec les gilets jaunes, parfois avec le DAL qui est partant pour Amazon et BNP ...).
La rentrée pour cette campagne correspond à la mobilisation contre le G7.
Ce n’est pas une campagne supplémentaire, c’est une campagne transversale. Le matériel produit peut être utilisé dans les différentes campagnes.
La chronologie des actions est à débattre : s’en prendre aux cibles de manière séquentielle, ou en fonction de l’implantation locale des cibles, des alliances locales possibles, ne pas se concentrer sur une seule cible mais en "harceler " plusieurs, l’objectif étant de montrer qu’elles agissent toutes en toute impunité .
Une action de lancement est nécessaire. Si nous organisons une action de désobéissance au G7, cette campagne est toute trouvée. Beaucoup de comités locaux seront présents au Pays-Basque.
Dans les cibles, il faut inclure les États et l’Union européenne.
Certes nous avons des cibles, mais il ne faut pas noyer les revendications dans la dénonciation : nous militons (notamment) pour la transposition de la loi devoir de vigilance en directive européenne et pour la suppression des tribunaux d’arbitrage des accords de libre-échange. Attention à ne pas oublier que les cibles sont des illustrations d’un fonctionnement systémique avant d’être les véritables adversaires. Elles sont des outils de mobilisation adaptables aux contextes locaux.
La bataille d’idées est toutefois un objectif en soi de la campagne. Notre rôle est de relayer sur le terrain la bataille institutionnelle prise en charge par les partenaires de la coalition. Il faut être clair sur le fait que tout ne passera pas par des modifications de pratiques par les multinationales elles-mêmes.
Il est recommandé de trancher entre les diverses stratégies et d’envoyer un message aux comités locaux
Prévoir un atelier à la CNCL si elle a lieu, ou une formation action pendant le village alternatif G7 ?
Mobilisation G7
Il y a eu une grande avancée : la mobilisation aura lieu à Hendaye-Irun du 19 au 26 août.
Il va falloir aller assez vite dans la séquence qui s’ouvre. Les plateformes nationale et hexagonale se sont rencontrées pour la première fois physiquement le 8 mai. Cela a permis d’éclaircir un certain nombre d’éléments.
Un appel à mobilisation a été lancé par les deux plateformes le 16 mai. Une conférence de presse est prévue au Pays-Basque le 1er juin et dans la foulée à Paris.
La dernière proposition d’Attac est de mobiliser autour de l’idée des 7 brasiers capitalistes à venir éteindre.
Une mobilisation est prévue avec Attac Allemagne les 16 et 17 juillet autour de la taxation unitaire au moment de la réunion des ministres des finances.
Questions pour le CA :
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- Quelles initiatives de notre association ? Quel récit pour mobiliser ?
5 des thématiques identifiées par la plateforme sont des thématiques d’Attac.
Ne faut-il pas proposer un temps Attac pour participer à la dynamique de construction de nos campagnes ? Et notamment celle des retraites et Stop impunité. On peut prévoir des formations à l’action. Les ateliers doivent s’orienter vers la thématique « inégalité ».
On doit réussir une action de désobéissance civile.
Il faut en profiter pour prévoir des temps de construction de campagne ad hoc .
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- Qui s’implique ?
Tous les espaces de travail doivent s’impliquer, en disant clairement qui est la personne-relais.
Chaque espace de travail doit aussi se fixer des objectifs précis (information, construction d’alliance, de campagne, mobilisation...).
Il faut remplir le tableau proposé par le CRID.
Contraintes :
Il n’est pas exclu que la frontière franco-espagnole soit fermée. Les trains s’arrêteront à Dax.
On ne peut pas appeler nos adhérent.e.s à se mobiliser sur une semaine, il faut donner des dates plus précises (à partir du mercredi, les deux premiers jours étant dédiés à la plateforme basque).
Il faut anticiper l’implication budgétaire de la mobilisation.
Il y a aura très peu d’hébergement en dur.
Décrochons Macron
ANV nous a envoyé un document fin avril demandant si on voulait participer à leur campagne. Les avis n’étaient pas tranchés au bureau, de même que dans d’autres instances.
ANV décroche des portraits de Macron. Les militant.e.s sont inquiété.e.s et perquisitionné.e.s. ANV souhaite aborder une nouvelle phase en transformant les 8 procès en tribune et élargir la campagne.
Leur volonté est que ces prochaines semaines davantage de portraits de Macron soient décrochés. Par exemple 125 (nombre de jours que met la France à consommer ses ressources). Leur but est de déborder les tribunaux (ils prévoient de multiples arrestations).
On nous propose de signer une tribune. Sa publication est attendue pour le 22 ou le 23 mai.
Un appel est lancé aux maires de décrocher les portraits dans leur mairie.
Le bureau n’est pas favorable à la campagne. L’espace écologie et société est plutôt favorable (cela permet de créer ou renforcer des alliances). Les points de vigilance sont les risques juridiques. Il ne faut pas survaloriser la répression.
Il serait difficile d’ajouter cela à notre calendrier de campagne. La mobilisation doit être assurée à chaque procès. Le risque budgétaire n’est pas minime.
Il y a une attente des gens qui participent aux marches climat et qui se demandent quand on passe à l’action.
La réponse à cette proposition d’ANV-COP 21 n’est pas oui ou non mais quel niveau d’implication. Si on décidait d’en faire un engagement national important dans la période, cela suppose de renoncer à une campagne.
Par ailleurs, on aurait du mal à expliquer pourquoi on s’associe à cette campagne, en l’ absence de revendications clairement exprimées.
La difficulté est que nous n’avons pas été sollicités par ANV/COP 21 en amont pour discuter cette campagne, la stratégie, le contenu...
On peut être en soutien mais beaucoup de scepticisme s’exprime par rapport à la stratégie de débordement des tribunaux et de la police/gendarmerie. Cette stratégie conduit à se focaliser sur la question de la répression au lieu de se focaliser sur la question climatique. Les mouvements sociaux ont souvent été confrontés à des logiques de répression importante qui les détournent de leurs objectifs initiaux : c’est un piège. Encore plus quand les revendications de l’action ne sont pas claires.
Il faut dire clairement aux comités locaux que s’ils participent à ces actions, ils devront assumer les conséquences juridiques et financières au plan local. Cela suppose notamment de travailler localement avec leurs partenaires pour assumer le risque juridique et les suites éventuelles et clarifier les revendications qu’ils souhaitent porter dans le cadre de ces décrochages. L’équipe du siège ne pourra pas être engagée pas sur cette question.
Mais nous serons solidaires face à la répression.
Programme et déroulé du week-end de l’AG
Le 15 juin : A la Bellevilloise. L’événement est grand public, il vise à faire venir des personnes extérieures.
3 thèmes sont au programme, avec des intervenant.e.s pressenti.e.s (universitaires et militant.e.s)
Le 16 juin : l’AG proprement dite.
30 minutes sur le rapport d’activité et 30 minutes sur le rapport financier. Les deux vont être fusionnés (1 heure pour les deux).
Puis, annonce des résultats du vote.
De 11h à 12h : rencontre avec les différents espaces thématiques.
De 12h à 13h : débat sur le rapport d’orientation et amendements adoptés.
Le CS doit apparaître dans les espaces thématiques, ainsi que la campagne Stop impunité, le groupe action et Attac Campus.
Bilan de la mandature
Cette discussion servira à préparer le week -end du nouveau CA prévu fin Juin. Ce week end doit permettre de jeter les bases d’un fonctionnement du CA amélioré et plus inclusif, d’autant qu’il devrait y avoir un fort renouvellement. Dans ce sens, la commission formation propose d’expérimenter des outils d’éducation populaire pour favoriser cet objectif : propositions de formes de débat adaptées aux différents objets et contenus qui seront prévus. Ceci dans le but d’expérimenter un certain nombre de techniques d’animation de réunion, qui pourront ensuite être réutilisées par le CA s’il le souhaite. Et dans l’idéal de créer d’emblée une certaine culture de travail au sein du CA ; également d’animer un atelier visant à aborder quelques principes et méthodes d’animation de temps collectifs avec quelques pistes concrètes pour identifier et déjouer les mécanismes de domination symbolique que nous reproduisons et qui entravent nos fonctionnements collectifs.
Un questionnaire a circulé auprès des élu.e.s sortant.e.s. 11 réponses ont été envoyées. Le biais est que celles et ceux qui ont répondu sont les plus investi.e.s.
Il faudra améliorer le dossier « informations sur Attac ».
Ce CA connu trois démissions. Ce CA a donc subi un déficit progressif d’investissement.
Les ODJ sont parfois trop chargés. Il y a un problème d’équilibre entre débats de fond et points d’information. Il y a eu une évolution positive néanmoins.
L’évaluation positive des interventions extérieures est unanime.
Les échanges sur la liste CA ont été quasiment inexistants.
Les répondant.e.s ont été impliqué.e.s dans le CA.
Il a pu être compliqué de comprendre les niveaux de décision de l’association.
S’impliquer dans un espace de travail est une bonne manière de se sentir impliqué.e dans le CA. Être inscrit.e sur la liste bureau est également un facteur de facilitation.
Il faut réaffirmer la nécessité d’être disponible pour faire vivre le CA.
Il n’y a pas forcément de suivi du CA des campagnes pourtant décidées, dont certaines s’essoufflent.
La question européenne doit devenir transverse à l’association pour faciliter le lien avec les Attac d’Europe.
Il faut bien distinguer la fonction de porte-parolat et de secrétariat général.
Il faut mieux utiliser le tableau de bord des priorités.
Il faut avoir davantage de débats stratégiques.
Il faudrait prendre l’habitude d’inviter au bureau les membres du CA investi.e.s dans des espaces de travail.
Il faut travailler sur la mise en responsabilité des élu.e.s vis-à-vis des espaces de travail prioritaires.
Des méthodes d’éducation populaire peuvent être mises en pratique lors du stage d’accueil des élu.e.s de la prochaine mandature.
En plus de la possibilité pour les membres du CA de s’inscrire sur la liste bureau, ils et elles devraient être invité.e.s régulièrement aux réunions du bureau.
Peut-être faut-il enterriner une règle de prise en charge des démissions de fait.
Seule une moitié des élu.e.s se sont réellement impliqué.e.s et cela crée un véritable problème.
Il faut refaire le tableau des responsabilités de chaque administrateur.trice régulièrement. Il y a aussi souvent un problème de compétence/formation d’animation d’espace.
Il faudrait un.e référent.e du bureau pour répondre aux éventuelles questions des administrateur.trice.s. Un.e « chargé.e de relations » avec le CA qui pourrait être attentif aux difficultés rencontrées par certains administrateurs.rices, préparer l’ordre du jour du CA,..
On peut instituer un système de parrainage : ancien.ne/nouveau/velle administrateur.trice.
Les fondateur.trice.s doivent s’impliquer au même titre que les autres.
En fin de mandature, certains espaces de travail ne sont plus représentés, c’est un véritable problème.
Un des moyens de raviver les liens avec le réseau des Attac d’Europe est de participer davantage aux réseaux thématiques européens. C’est aussi là qu’on travaille avec les Attac d’Europe.
Il faudrait commencer les CA plus souvent par un point transversal sur les campagnes.
Les CR de réunions de CA doivent être validés par mail dans les dix jours qui suivent pour pouvoir être diffusés aux adhérents rapidement.
Bilan politique
Il faut tirer un bilan positif sur la visibilité accrue d’Attac durant ces trois années. Nous sommes véritablement une association d’éducation populaire tournée vers l’action. Nous avons gagné en visibilité sur les réseaux sociaux. Nous jouons notre rôle dans le mouvement social. Il faut reprendre la formation des comités locaux sur les actions. Il faudrait élaborer un calendrier de formations régionales.
Se pose la question du porte-parolat pour la prochaine mandature. Nous refusons régulièrement des sollicitations médiatiques. Devenir porte-parole en cours de mandature est une bonne option pour les nouveaux/velles qui se sentent plus à l’aise. On peut avoir des porte-paroles thématiques. À condition qu’ils et elles soient inscrit.e.s dans les cadres collectifs d’Attac.
Il y a une hétérogénéité énorme des CL en termes de leur implication dans les campagnes. Il y a des disparités de connaissances techniques et politiques parmi les adhérent.e.s.
Les universités d’été sont de véritables succès : plus de 2000 personnes à Grenoble.
Vingt ans plus tard, il faut travailler vers le haut la tension qui résulte d’avoir cette hétérogénéité locale qui est aussi une force.
On plafonne à un peu moins de 10 000 adhérent.e.s malgré un fort taux de renouvellement.
Les rapports publiés au cours de la mandature sont une véritable force, ils nous ont donné une forte crédibilité.
On a moins porté de campagne cette année mais on a été présent.e.s dans le mouvement social (gilets jaunes et marches climat).
Pour continuer à mener toutes nos campagnes, nous avons besoin de plus de ressources salariées et cela implique de trouver 1) le budget et 2) des locaux plus grands pour le siège.
Il est important d’avoir une présence permanente d’un.e référent.e du groupe action et du CA dans chaque espace de travail.
Le suivi salarié des campagnes fait toute la différence, surtout en matière de valorisation des matériaux produits.
Un binôme doit pouvoir faire le lien entre CA et espaces thématiques.
Notre capacité à produire des slogans et des campagnes transversales est à mettre dans la colonne positive de la mandature.
Une question se pose : comment faire évoluer nos modalités d’action lorsque notre interlocuteur est le gouvernement et sa majorité ? Quelles actions de désobéissance par exemple pour les retraites ? Les modes d’action n’ont pas nécessairement vocation à être répliqués tel quel. On peut inventer de nouvelles formes d’action à destination des député.e.s.
Vie interne d’Attac
Espace ressource pour les adhérent