Atelier 1 : « Événements locaux autour des alternatives »

L’atelier s’inscrit dans la suite directe de celui de novembre 2013. son objectif est de rassembler les éléments qui vont permettre d’orienter les initiatives des CL autour des trois dynamiques suivantes : le collectif pour une transition citoyenne, Alternatiba et les Forums sociaux locaux (FSL).

Collectif pour une transition citoyenne [1]

Le collectif pour une transition a fait du 1er février dernier (85 actions sur tout le territoire) sa première journée de visibilité et une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 27 septembre prochain. Le collectif produira d’ici un mois un document sur ce qu’est un village de la transition avec un travail sur la notion de temps (découpage de l’événement) et sur la notion de parcours.

FSL [2]

Après le FSM de Dakar (2011), d’une rencontre entre des militants de l’économie sociale et solidaire (ESS) et des militants des FSL est née la volonté de populariser l’idée qu’il existe des alternatives à l’économie actuelle par la mise en place de forums sociaux des alternatives locales (FSAL). Il s’agit de mettre en avant les solutions concrètes, collectives face à la domination des marchés financiers.
Il existe aujourd’hui une cinquantaine de FSL en France.

Alternatiba [3]

Après Bayonne en octobre 2013, appel a été lancé et des documents produits pour essaimer les villages des alternatives avec la COP 21 (novembre 2015) en ligne de mire.

Une rencontre entre les initiateurs d’Alternatiba, le collectif pour une transition et les militants des FSL a montré la volonté de converger, notamment par des partenariats.
L’autre problématique posée est bien sûr celle du lien entre le local et le global (certains parlent de passer de l’horizontalité à la verticalité).
Pour autant, la convergence voulue doit se faire par le bas. Ce sont bien des initiatives locales qui s’inscrivent dans un mouvement plus large.

Cartographie succincte des événements

S’inspirant de l’une ou de l’ensemble des dynamiques, des événements locaux sont en préparation à Mâcon, Lille, Bouches-du-Rhône, Bordeaux, Île-de-France, Cher, Gard, Toulouse, Rhône, Savoie.

Forme des initiatives

  • Création de collectif « ex-nihilo », à partir des volontés militantes présentes sur un territoire. Notons que le travail avec les militants issus de l’ESS (hors de notre sphère altermondialiste habituelle) permet un enrichissement mutuel.
  • Transformation d’événements « anciens » (exemple : fête altermondialiste à Mâcon). C’est souvent l’occasion de leur donner un nouveau souffle.
  • Initiatives en lien ou pendant les campagnes électorales (Savoie).

Des écueils

  • Attac ne doit pas être un prestataire de service. Être à l’initiative d’un collectif, d’un événement ne signifie pas gérer seul l’organisation de l’événement.
  • Quelle place pour les partis politiques ? Ne pas les intégrer à la construction du collectif sans s’interdire des les inviter sur les événements est la plus commune des réponses.
  • Ne pas voir la multiplicité des initiatives comme une faiblesse. L’important est de mobiliser sur un objectif : c’est possible, maintenant !
  • Chaque CL doit faire en fonction de ses aspirations et de ses moyens et des potentiels partenaires autour de lui. C’est ce qui donnera la « coloration » de son initiative.

Toulouse, l’exemple parfait ?

Ici, la démarche pour monter un Alternatiba est portée par le collectif pour une transition et l’initiative se fera au moment du FSM de Tunis !

Rappel de la présentation de l'atelier

De plus en plus de Comités Locaux soutiennent le développement d’alternatives concrètes en organisant un événement local autour des alternatives (forum, festival, village…). Les dynamiques convergentes des villages des alternatives Alternatiba (de fin 2014 à fin 2015, à l’occasion de la COP 21 à Paris) et du Collectif pour une transition citoyenne avec sa journée de mobilisation du 27 septembre (d’ores-et-déjà pensée comme une date de lancement d’un cycle pouvant s’étaler sur plusieurs mois) sont pour eux autant d’opportunités à saisir pour profiter d’une mutualisation d’expériences et de moyens, et s’inscrire dans un processus dont l’écho est espéré a minima national.

Cet atelier se place dans la continuité de celui de la précédente CNCL « Du Village des alternatives (Alternatiba) aux journées de mobilisation du Collectif pour une transition citoyenne », riche de témoignages mais n’ayant pas permis de pousser le débat sur les pistes et questions avancées. Ce nouvel atelier permettra de discuter de manière plus précise de ce qui s’organise localement : faire le point sur les initiatives qui ont été prises pour le 1er février et préparer celles envisagées pour septembre et les mois suivants.

D’autre part, il serait intéressant de parler aussi des suites du projet d’organiser des Forums sociaux et des alternatives locales, en parallèle au Forum social mondial. Comme cette proposition antérieure et proche de ces dynamiques a été présentée et approuvée par le Comité International du FSM, ce serait utile qu’elle devienne plus familière pour les Comités Locaux. Le prochain FSM aura lieu à Tunis en février 2015.

Pour rappel, il ressortait du précédent atelier :

  • l’intérêt d’un travail en transversalité avec des acteurs nouveaux,
  • permettre des dynamiques durables au-delà des événements ponctuels, la mise en réseau permettant de porter des initiatives dans le temps,
  • le fait que de rassembler sur des lieux où se retrouvent des alternatives concrètes constitue en soi un événement et est important pour avoir un écho,
  • qu’on ne peut pas organiser seuls (il faut réunir des compétences et savoir-faire différents, dans plusieurs domaines) et qu’il faut donc travailler collectivement,
  • qu’une attention particulière doit être portée à ne rien imposer « par le haut »